Portraits des francophones

Baptiste Alain Bourquardez, chef régional au Collège Boréal à Hamilton

Q : Lieu de naissance? R. À Mulhouse (région Alsace), en France. Une ville d’environ 110, 000 habitants, située à la frontière avec la Suisse et l’Allemagne.

Q : Profession et organisation? R. Chef régional au Collège Boréal à Hamilton. Je supervise les équipes, mets en œuvre la planification stratégique, assure la livraison des programmes, des cours et des services offerts par le Collège dans les régions de Hamilton et Niagara : formation, employabilité et intégration.
Le Collège Boréal est un établissement francophone de formation post-secondaire établi dans le Nord et le Centre Sud-Ouest de l’Ontario avec sept campus et 35 centres d’accès présents dans 25 communautés.

Q. Tu as choisi le Niagara ou c’est lui qui t’a choisi? R. En arrivant au Canada j’ai atterri à Guelph et comme 78% des nouveaux arrivants au Canada, je me suis rapidement dirigé vers une métropole pour trouver un emploi, à Toronto dans mon cas.
Lorsqu’on fonde une famille, les perspectives changent et une ouverture de poste nous a permis de venir nous installer à Hamilton dans une agglomération de taille moyenne.
Je voyage fréquemment dans le Niagara pour des raisons professionnelles, une région très accueillante que je prends beaucoup de plaisir à découvrir !

Q : Ta passion? R. Les voyages. J’ai eu la chance de beaucoup voyager pour mon travail : États-Unis, Sri Lanka, Indonésie, Inde et Canada.

Q : Ton passe-temps préféré? R. Jouer à la pâte à modeler avec ma fille de deux ans et demi.

Q : De nos quatre saisons, laquelle préfères-tu? R. J’ai grandi dans une région montagneuse et l’hiver ne me fait pas peur! Mais au Canada, j’ai découvert la beauté de l’automne : les couleurs majestueuses des érablières, les traditions de l’Halloween et de l’Action de grâce.
C’est aussi le temps de la rentrée des classes et des retrouvailles avec nos étudiantes et étudiants : la période la plus occupée au Collège Boréal !


Q. Le conseil que tu as apprécié le plus dans ta vie? R. La différence entre le verbe « vouloir » et le verbe « avoir » est le verbe « faire.» Il faut se donner les moyens d’atteindre ses objectifs.

Q. Ton plus beau voyage?  R. L’Indonésie reste le plus beau voyage de ma vie. Après ma maîtrise, j’ai obtenu un poste avec le ministère français des affaires étrangères à Surabaya, tout à l’Est de l’île de Java. Ce sont suivis deux années riches en culture, aventures, et nombreux liens d’amitiés. C’est aussi mon « coup de cœur » car j’y ai rencontré mon épouse, une charmante fille de Guelph, ON.

Q : Destination encore à découvrir ? R. Le nord de l’Ontario. La devise sur la plaque d’immatriculation de la province nous dit : « Ontario. Tant à découvrir. » Il me reste encore de nombreux coins à explorer!

Q. Avoir l’opportunité de prendre un dîner avec une personnalité de l’histoire, qui choisirais-tu?  R. Un tête-à-tête avec Neil Armstrong pour qu’il me raconte son voyage vers la lune et toute l’histoire derrière « un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité. »

Q. Dernier bouquin lu? R. The Coaching Habit – Say Less, Ask More & Change the Way You Lead Forever – de Michael Bungay Stanier.

Q. Citations préférées? R. Une citation que je vois chaque matin dans mon bureau, dans un beau cadre offert par le personnel de notre service de garde : « Seul on va plus vite. Ensemble on va plus loin. »

Q. Auteurs préférés? R. Guy Deslisle, un auteur québécois connu pour ses bandes dessinées autobiographiques inspirées de ses voyages autour du monde.

Q : Un livre que tu recommandes? Pourquoi? R. Persépolis, une série bande dessinée de Marjane Satrapi. L’auteure francophone raconte son enfance à Téhéran pendant la révolution islamique.

Q. Ton sport préféré? R. Le handball, un sport olympique au rythme effréné peu connu en Amérique du Nord mais très répandu en Europe. Je le décris comme du water-polo en salle, c’est également assez proche de lacrosse. Je suis également un fervent partisan des Raptors de Toronto.

Q : La chose dont tu es le plus fier? R. Voir ma fille devenir un peu plus bilingue chaque jour qui passe.

Q : Si on te donne un million de dollars, qu’en ferais-tu? R. Une fois que j’aurais partagé avec toute ma famille, il ne restera pas grand-chose !

Q. Ton film préféré? R. Jeux d’enfants de Yann Samuel avec Guillaume Canet et Marion Cotillard.

Q. Ton type de musique préférée? R. J’aime beaucoup la musique bluegrass que j’ai découvert au Colorado, un style musical inspiré de la musique country, mais plus rythmée avec des instruments acoustiques à cordes (banjo, guitare, violon), souvent chanté à plusieurs voix avec des harmonies. Ces dernières années, compte tenu des circonstances familiales, c’est plutôt des comptines et des chansons pour enfants : j’ai tout un répertoire à partager… !

Q. Tu recommandes les vins du Niagara ou ceux d’ailleurs? R. Les deux. Je recommande toujours les vins blancs et les vins de glace du Niagara ! Pour les rouges, j’ai une préférence pour les vins de France ou d’Argentine.

Q. Ton conseil au jeune franco-ontarien qui se prépare à faire face à la vie et aux choix de carrière? R. L’éducation est importante, c’est l’école du savoir. N’oubliez pas de développer vos compétences essentielles, c’est l’école de la vie. Profitez de cette chance que vous avez d’être bilingues, poursuivez vos études en français.

Q. La question que j’aurais aimé qu’on me pose?  R. On me demande toujours mon âge… je dois manquer de cheveux gris !

Q. S’il y avait un mot pour te décrire, ce serait quoi? R. Compétitif. Je viens d’une famille très sportive de cinq enfants.

Q. Si tu avais trois vœux à faire, quels seraient-ils? R. 1) Un monde plus uni et solidaire
2) Que ma fille réalise tous ses rêves
3) Que les Raptors de Toronto remporte le championnat cette année.

Q. Quel était le héros de ton enfance? Qui est ton héros aujourd’hui? R. Pendant mon enfance : Jean-Jacques Cousteau, explorateur des fonds marins.
Aujourd’hui : mon épouse, Melissa, qui a appris le français quand nous nous sommes rencontrés et enseigne maintenant à une classe d’immersion française d’une école élémentaire.

Q. Quelle est la question à laquelle tu détestes répondre? R. Peux-tu épeler ton nom et ton adresse courriel ?

Q : Q. Que te plairait-il de voir écrit sur ta pierre tombale? R. Papa, grand-père, arrière-grand-père et arrière-arrière-grand-père.

Q. Partage quelque chose que les gens ne connaissent pas de toi! R. J’ai joué pour l’équipe provinciale de handball, Team Handball Ontario, aux championnats nationaux canadiens et plusieurs tournois aux États-Unis entre 2014 et 2017, au poste d’ailier gauche.