Portraits des francophones

Jocelyne Holmes, retraitée et enseignante au primaire

Q : Lieu de naissance? R. Évain, un quartier de Rouyn-Noranda, QC.

Q : Profession et nom de l’organisation? R. Je suis actuellement à la retraite. J’ai travaillé pour le conseil maintenant nommé CSC mon avenir. J’ai enseigné la deuxième année pendant plusieurs années à l’école du Sacré-Cœur et à Saint-François-d’Assise.
J’ai terminé ma carrière en enseignant les quatre arts, c’est-à-dire la danse, l’art dramatique, la musique et l’art visuel à l’école Saint-Joseph de Port Colborne et Saint-François-d’Assise à Welland.

Q : Ta passion? R. Mes passions varient selon les nouvelles formes de créativité que je découvre.

Q : Ton passe-temps préféré? R. Toutes choses qui demandent de créer avec les mains m’intéressent. De plus, l’été, j’adore jouer au golf avec mes amies. La chose que j’aime le plus comme activité physique est de danser avec mon mari. Nous y allons tous les samedis soir et souvent, le dimanche. Même lorsque nous voyageons, nous essayons de trouver un endroit où il y a de la danse pour personnes « matures ». Nous aimons la variété dans les styles de danses sociales.

Q : De nos quatre saisons, laquelle préfères-tu? R. Je dirais que le printemps est ma saison préférée à cause de l’éveil de la nature, les fleurs qui s’épanouissent, le vert tendre des nouvelles feuilles, les journées qui rallongent. Il semble avoir un souffle de renouvellement dans l’air. On a le goût de mettre les mains dans la terre et préparer nos potagers et plates-bande de fleurs.
Par contre, je n’aime pas les grosses chaleurs. Ceci dit, un été de canicule est sans aucun doute la saison que j’aime le moins.


Q. Le conseil que tu as apprécié le plus dans ta vie?  R. R. Dès mon jeune âge, mon père me disait une ligne des fables de Lafontaine : « Patience et longueur de temps valent plus que force ni que rage. » C’est sans doute ce qui m’a permis de développer la patience d’accomplir des projets méticuleux tels que le tricot, la broderie, des illustrations en points de croix, des aquarelles détaillées, de la peinture à l’huile ou à l’acrylique, des bijoux contenant des milliers de billes minuscules, des vêtements compliqués et mon dernier passe-temps, apprendre à jouer de la flûte traversière.

Q. Ton plus beau voyage?  R. Il y a deux voyages extraordinaires qui me viennent à l’esprit. Deux de mes filles étaient aussi avec nous. Le premier est notre tournée en Normandie, France, avec la troupe folklorique Vive-la-Joie.
Le deuxième était en Asie. Nous avons atterri à Taiwan où deux de nos filles travaillaient comme enseignantes d’anglais, langue seconde.
Avec elles, nous avons visité deux endroits au Laos et deux autres au Cambodge, ce pays blessé par le régime totalitaire de Pol Pot. Ce pays en voix de réparation portait encore les cicatrices de cette atroce période de leur histoire.

Q : Destination encore à découvrir ? R. Ronald et moi rêvons de découvrir les salles où on joue de la musique cajun en Louisiane. Nous en avons trouvé à Lafayette et à Beau Bridge, que nous aimons beaucoup, mais nous en cherchons d’autres. Nous sommes fascinés par cette culture.

Q. Citation préférée? R. Ce qui mérite d’être fait, mérite d’être bien fait.

Q. Auteur préféré? R. Je viens de découvrir Louise Penny. Elle écrit genre Agatha Christie mais ses mystères se déroulent au Québec. Ses histoires sont fascinantes dès ses premières pages. J’ai aussi lu la collection Outlander de Dianna Gabaldon qui est un roman historique. Cette auteure a fait des recherches minutieuses afin d’en faire un récit aussi près des événements historiques que possible.

Q : Un livre que tu recommandes? Pourquoi? R. Proof of Heaven mérite d’être lu, car c’est écrit par un neurologue qui a vécu une expérience extraordinaire et a su nous en faire un rapport de façon logique et convaincante qu’il y a en effet de la vie après la mort.

Q : Ta plus grande qualité? Ton pire défaut? R. Je dirais que ma plus grande qualité est ma persévérance à terminer ce que je commence. Mon pire défaut est peut-être d’essayer d’atteindre la perfection en tout ce que j’entreprends, et ce, le plus tôt possible.

Q. Ton loisir préféré?  R. Il est difficile de choisir mon loisir préféré car ça dépend des saisons. En voici quelques-uns : l’aquarelle, la lecture, la couture, la broderie, jouer de la flûte traversière, créer des bijoux, recevoir des amis et de la famille.

Q. Ton sport préféré? R. La danse évidemment. Quoi de mieux que l’exercice dans les bras de celui que tu aimes, au son d’une musique entraînante et en compagnie d’amis!
Dès que la température le permet, j’aime aussi jouer au golf avec mes amies.

Q : La chose dont tu es le plus fière? R. En lisant cette question, la première réponse qui m’est venue à l’esprit : mes enfants. Quelle mère n’en dirait pas autant ? Puis j’ai réfléchi et voici une autre chose dont je suis fière.
Il y avait un concours international de confection de bijoux, avec des billes Toho, auquel j’ai participé il y a quelques années. C’était la première fois qu’une canadienne s’était rendue à la finale et « Niagara Falls » s’est classé en sixième place. Deux ans plus tard, je présentais un autre collier « Glorious Cattleya », qui a manqué de peu la première place.

Q : Si on te donne un million de dollars, qu’en ferais-tu? R. Un million n’est pas beaucoup pour aider toutes les organisations qui ont besoin d’argent. Je pense au Foyer Richelieu Welland par exemple, qui veut construire une nouvelle aile pour accommoder le nombre grandissant de demandes de résidence. Ça prend plusieurs millions pour y subvenir.

Q. Ton film préféré? R. Le premier film qui me vient à l’idée est La mélodie du bonheur. Dans les films plus récents, il y a le Titanic et Avatar. Je suis une romantique…

Q. Ton type de musique préférée? R. J’aime beaucoup les classiques que l’on considère SoftRock. J’aime être capable d’entendre les paroles des chansons surtout lorsqu’il y a un beau message à transmettre.

Q. Tu recommandes les vins du Niagara ou ceux d’ailleurs? R. Je ne me connais pas beaucoup en vin, mais si je dois en recommander un, je dirais Baco Noir d’Henry of Pelham.

Q. Ton conseil au jeune franco-ontarien qui se prépare à faire face à la vie et aux choix de carrière? R. Il n’y a rien qui ouvre autant de portes de l’emploi que de pouvoir bien maîtriser plus d’une langue. Il n’y a rien qui t’aidera à garder des emplois de choix si tu n’es pas respectueux envers tes collègues et tes supérieurs en plus de bien accomplir tes responsabilités. Ceci ne veut pas dire que tu dois te laisser manger la laine sur le dos.

Q. S’il y avait un mot pour te décrire, ce serait quoi? R. Mes enfants disent que je suis excentrique. Peut-être parce que je n’hésite pas à porter des chapeaux et des manteaux différents.
Q. Si tu avais trois vœux à faire, quels seraient-ils? R. Mon premier vœu serait que la seule religion mondiale serait le bien de tout être humain.
Mon deuxième serait que les familles Rothschild et Rockefeller et d’autres de leur trempe cessent d’initier les guerres pour profiter monétairement, et que leurs billions soient redistribués équitablement où les besoins sont les plus grands.
Mon troisième serait que les pays riches cessent d’exploiter les richesses naturelles des pays en voie de développement au détriment de leur population.

Q. Quel était le héros de ton enfance? Qui est ton héros aujourd’hui? R. Mon père bien sûr. Comme tout enfant, qui d’autre y a-t-il ? Aujourd’hui, je crois que Martin Luther King a probablement eu la plus grande influence dans la libération des Afro-Américains maltraités aux États-Unis. Il a cherché ces changements par des moyens paisibles tout comme Gandhi. Malheureusement, ces grands hommes étaient une menace qu’une force diabolique a éliminée violemment.

Q. Quelle est la question à laquelle tu détestes répondre? R. Celle-ci.

Q : Q. Que te plairait-il de voir écrit sur ta pierre tombale? R. Ci-gît une grande dame qui a semé de l’amour autour d’elle.

Q. La question que j’aurais aimé qu’on me pose? R. Quelle est l’importance des examens médicaux? Ce sont eux qui ont permis de dépister le cancer du côlon avant qu’il ne soit trop tard. C’est la raison pour laquelle je peux aujourd’hui répondre à vos questions.

Q. Finalement et svp : Partager quelque chose que les gens ne connaissent pas de toi. R. Je suis comme un grand livre ouvert. Il n’y a pas grand chose que les gens ne connaissent pas de moi. Il y aurait peut-être le fait que Ronald et moi aidions nos enfants de façon régulière soit en construction, rénovation, entretien d’auto ou garderie occasionnellement.
Nous habitons une maison centenaire que Ronald et moi avons rénovée du sous-sol au grenier. Nous avons de bons voisins et nous sommes bien ici.