Portraits des francophones

Madeleine M. Boilard, artiste peintre et membre du RPFO.

Q : Lieu de naissance? R. Pain-Court, ON (sud-ouest, près de Chatham, ON).

Q : Profession? R. Artiste peintre (Studio Mado, Arts in Paradise) et membre actif du Réseau du patrimoine franco-ontarien (RPFO) – aussi, Éducatrice retraitée.

Q. Tu as choisi le Niagara ou c’est lui qui t’a choisi? R. Qui prend mari, prend pays… Mon mari avait commencé sa carrière à Welland, moi, à Pointe-aux-Roches ON, donc les relations à longue distance étaient plus complexes 55 ans passés. Mais Welland était un point de départ temporaire, encore temporaire …

Q : Ta passion? R. La famille et l’apprentissage continu.

Q : Ton passe-temps préféré? R. Les arts : créer; enseigner et peindre en aquarelle et en acrylique; et créer des pendentifs en verre fusé.

Q : De nos quatre saisons, laquelle préfères-tu? R. C’est ambivalent. J’en ai trois mais pas l’hiver, surtout en vieillissant! Les journées ensoleillées me manquent énormément même si la nature est si belle!


Q. Le conseil que tu as apprécié le plus dans ta vie? R. Tout s’arrange avec le temps.

Q. Ton plus beau voyage?  R. J’ai beaucoup voyagé et aimé toutes les îles de la Caraïbe, l’Europe, etc. mais mon préféré est mon dernier : Hawaii. Pour notre 50e, on a passé trois semaines parmi la beauté magnifique, l’air pur, la bonne bouffe et l’émerveillement! Et, ce avec des gens bien calmes, accueillants, respectueux et d’une sincérité profonde.

Q : Destination encore à découvrir ? R. Retourner en France. En premier lieu, pour mettre pied sur la terre de mes aïeuls en Normandie et aussi de visiter les jardins de Monet à Giverny.
Ayant vu les énormes tableaux de Claude Monet à New York « The Museum of Modern Art » (MoMA) je voudrais savourer l’essence de son environnement, de son inspiration. J’aimerais aussi vivre un mois à Montmartre, France.

Q. Avoir l’opportunité de prendre un dîner avec une personnalité de l’histoire, qui choisirais-tu?  R. Michel-Ange, Claude Monet ou René Caisse.

Q. Dernier bouquin lu? R. Calling of an Angel. L’histoire réelle de René Caisse, une infirmière de Bracebridge, ON qui a fait une découverte importante pour le cancer dans les années 1920. Elle donnait des traitements gratuits, pour 700 patients par semaine, pour ceux qui avaient des cancers très avancés et incurables. La cure pour le cancer était Essiac (Caisse de reculons).

Q. Citations préférées? R. J’en ai trois…
1.  Tout finit par s’arranger.
2.  Tu ne peux pas répéter la même action et t’attendre à un résultat différent.
3.  Chaque jour, que tu es heureuse, est un cadeau pour le monde entier!

Q. Auteurs préférés? R Dr. Deepak Chopra, Wayne Dyer, Louise Hay et Lise Bourbeau.

Q : Un livre que tu recommandes? Pourquoi? R. You Can Heal Your Life de Louise Hay. Une façon différente de voir et de traiter sa maladie.

Q : La chose dont tu es la plus fière? R. Ma famille, surtout mes trois enfants : David, commandant avec la Marine royale canadienne (Défense nationale); Normand fils, responsable des contrats Remington pour l’Ontario et Julie, directrice d’école française. Les trois sont mariés. Nous avons sept petits-enfants et deux arrières petits-enfants. Je suis aussi fière de mes trois degrés universitaires.

Q : Si on te donne un million de dollars, qu’en ferais-tu? R. Je paierais les études de mes petits-enfants et j’aurais une petite chapelle, lieu pour peindre et faire de la poésie.
De plus, je suis inspirée par une arrière-tante du Michigan, veuve de 80 ans, qui avait acheté un motel et une grande maison de campagne et qui louait 25 chambres avec cuisinettes à des amies qui se rencontraient pour le souper et les veillées dans la maison.
Ayant élevé 20 enfants sur une ferme, elle savait ‘popoter’ des repas nourrissants avec très peu. C`était dans les années 1950 alors aujourd‘hui, un million??? Il faut rêver….

Q. Ton film préféré? R. Aucune préférence (sauf ceux avec violence). J’aime surtout les séries comme Grey’s Anatomy, The Good Doctor, et Les Belles histoires des pays d’en haut.

Q. Ton type de musique préférée? R. Un peu de tout, spécialement Enya.

Q. Tu recommandes les vins du Niagara ou ceux d’ailleurs? R. Les vins du Niagara, ils ont tellement évolués; j’aime ceux du Château des Charmes et Enniskillen.

Q. Ton conseil au jeune franco-ontarien qui se prépare à faire face à la vie et aux choix de carrière? R. Demeurez aux études franco-ontariennes et visez à être parfaitement bilingues. Ça fait aussi partie de votre héritage, de votre ADN. La vie est un apprentissage continu qui évolue toujours. Donc, il faut se tenir à la fine pointe des choses pour faire une bonne vie, sans oublier les attributs humains tels que d’être honnête, respectueux, dévoué et responsable. Souviens-toi toujours que le karma est une salope.
Le bien ou le mal que tu fais te reviendra d’une façon ou d’une autre. Demande à une personne que tu admires d’être ton ‘Coach.’ Choisis une carrière ou un métier que tu aimes et aime ce que tu fais!

Q. La question que j’aurais aimé qu’on me pose?  R. Et la généalogie? Oui je suis encore présidente et ce depuis 18 ans et même si cela a déjà fait son temps et que les gens ont fait leurs arbres généalogiques depuis nombres d’années. Pourquoi? Je le fais par devoir. Quand on est bloqué avec Ancestry, on vient nous voir et notre généalogiste, Renée, les aide.
En 1985, j’ai fait publier en quatre volumes les naissances, mariages et sépultures de nos quatre paroisses françaises du Niagara : Niagara Falls, Port Colborne, St. Catharines et Welland. Ce fut un immense travail d’équipe! Il va sans dire qu’il y a une mise à jour à faire pour les années 1985 à 2019 ainsi que quelques corrections mineures (mais pas dans l’épellation des noms; on ne peut pas changer ce qui est écrit dans les registres de l’Église donc, les noms doivent demeurer tel qu’inscrits par le prêtre du temps).

Q. S’il y avait un mot pour te décrire, ce serait quoi? R. Courageuse. On me dit intelligente et bien équilibrée.

Q. Si tu avais trois vœux à faire, quels seraient-ils? R. Ils seraient :
1. Que la vie et les maladies soient sans douleur;
2. Que le respect et la compassion règnent pour tous, surtout les diversités politiques et religieuses;
3. Que chacun prenne la responsabilité de sa propre vie.

Q. Quel était le héros de ton enfance? Qui est ton héros aujourd’hui? R. Mes parents et ma première enseignante (salle de classe de 1re à la 4e).
Aujourd`hui, une multitude de gens qui ont dépassé leurs limites et ont ouvert des portes pour les autres, ex. Terry Fox, Harry Palmer, Normand Boilard et (encore) mes parents.

Q. Quelle est la question à laquelle tu détestes répondre? R. Pourquoi prends-tu toujours des cours et pourquoi as-tu de nouveaux projets à ton âge, surtout la construction à Haliburton et ton verre fusé? Pour moi cette soif de l’apprentissage fait toujours partie de mon être. De plus, je rencontre toujours plein de gens talentueux.
Ça me fait vibrer de peindre un tableau d’art ou de l’enseigner, de créer des sculptures en béton, une rocaille de fleurs, un jardin, de construire un mur de pierre ou mon studio d’art. Je suis aussi fascinée en taillant la vitre pour en créer un cabuchon (pendatif) en ver fusé, cuit dans un four spécial à 1500 degrés F.
Le tout m’émerveille! C’est ce qui me garde jeune d’esprit. Je ne vivrai jamais assez vieille pour accomplir tous mes projets mais j’aurai joui de vivre une vie remplie de petits miracles parmi mes chers.

Q : Q. Que te plairait-il de voir écrit sur ta pierre tombale? R. Vie bien vécue! Enjoyed the journey!

Q. Partage quelque chose que les gens ne connaissent pas de toi! R. J’ai frôlé la mort plusieurs fois dans ma vie, en commençant par des brûlures intenses à l’âge d’un an (attachée pendant trois mois)… À l’époque on mourait!
Les autres expériences? Ça prendrait un bouquin…